De plus en plus de médecins généralistes et spécialistes français intègrent désormais la prescription d'activité physique comme un traitement à part entière dans leur arsenal thérapeutique, notamment pour la prise en charge de nombreuses maladies chroniques, une approche médicale longtemps moins valorisée que les traitements médicamenteux traditionnels mais dont l'efficacité scientifique est de plus en plus solidement démontrée.
Cette évolution des pratiques médicales s'appuie sur un nombre croissant d'études scientifiques démontrant les bénéfices significatifs de l'activité physique régulière sur l'évolution de nombreuses pathologies chroniques, notamment le diabète de type deux, certaines maladies cardiovasculaires et plusieurs troubles dépressifs, pour lesquels l'exercice physique régulier produit des effets comparables, voire parfois supérieurs, à certains traitements pharmacologiques classiques.
Un dispositif réglementaire qui facilite cette prescription
Les pouvoirs publics ont mis en place un cadre réglementaire spécifique permettant aux médecins de prescrire formellement de l'activité physique adaptée à leurs patients atteints de certaines pathologies chroniques, ce dispositif facilitant notamment la prise en charge financière de séances encadrées par des professionnels spécialement formés à l'accompagnement de patients présentant des contraintes médicales particulières.
Cette prescription médicale d'activité physique nécessite une coordination étroite entre les médecins prescripteurs et les éducateurs sportifs spécialisés chargés d'encadrer concrètement les séances, ces derniers devant adapter précisément les exercices proposés aux capacités physiques réelles de chaque patient, tout en tenant compte des contre-indications éventuelles liées à leur pathologie spécifique.
Des freins persistants à une généralisation complète
Malgré ces avancées encourageantes, plusieurs freins persistent encore à une généralisation complète de cette pratique médicale, notamment un manque de structures d'encadrement suffisamment disponibles sur certains territoires, ainsi qu'une connaissance encore incomplète de ce dispositif chez de nombreux médecins prescripteurs potentiels, qui n'ont pas toujours été formés spécifiquement à cette approche thérapeutique durant leurs études médicales.
Ce qu'il faut retenir
- De plus en plus de médecins prescrivent l'activité physique comme traitement à part entière.
- Un cadre réglementaire spécifique facilite désormais cette prescription médicale.
- Le manque de structures d'encadrement reste un frein à la généralisation de cette pratique.
Les facultés de médecine intègrent désormais davantage cette thématique dans la formation initiale des futurs praticiens, conscientes de l'importance croissante de cette approche thérapeutique dans la prise en charge globale des maladies chroniques, qui représentent une part de plus en plus importante de l'activité médicale quotidienne en France.
Les associations de patients atteints de maladies chroniques saluent globalement cette évolution des pratiques médicales, tout en appelant à un renforcement des moyens alloués à ce dispositif, afin qu'il puisse véritablement bénéficier à l'ensemble des patients éligibles, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur situation socio-économique personnelle.